Bienvenue à la porte d'entrée de Denis Quéva

Ce blog présente les photographies classées par année, par reportages ou par grands voyages. Les contributions et les textes sont aussi accessibles par les liens indiqués tout en bas dans la colonne de droite. Bonne visite.

samedi 28 août 2010

Voyage en Pologne, suite : Biskupin et Gdansk

Le voyage continue : cliquer sur chaque image pour accéder aux images de Gdansk et de Biskupin

Grande ville hanséatique par excellence, Gdansk et son agglomération offrent tout ce qu'une ville portuaire nord-européenne importante peut offrir, le vent de la liberté en plus de celui de la Baltique. Gdansk, en plus de tout le reste, est désormais - aussi et surtout - la ville de Solidarnosc. Alors il faut choisir ses buts de visite. Outre les passages obligés comme le centre ville historique et l'entrée des chantiers navals, le grand quartier d'Oliwa,  où il a fait bon habiter ces quelques jours, fut l'objet de plusieurs visites "en voisin". D'abord pour son vaste et remarquable jardin dans l'inspiration du XVIII° siècle et sa célèbre basilique, où résonnent tous les jours à 10 h 00 les grandes orgues les plus remarquables au monde, disent les amateurs. La démonstration est littéralement époustouflante. Frissons et grande émotion garanties, quand les vibrations de l'instrument, dans tous les registres, vous emportent vers la nef étoilée. Une grandissime expérience musicale, jamais encore vécue. Au final, probablement le but esthétique ultime du voyage, à peine prémédité.


A quelques kilomètres à l'est d'Inowroclaw, Biskupin propose une rare reconstitution d'habitat lacustre du IV° siècle avant JC. On y retrouve partout le souci scientifique d'offrir au public la plus exacte, la plus pédagogique et la plus vivante des ambiances historiques, la beauté du site par dessus le marché.


Mais, enfin, osons l'écrire : si avancée que fut la civilisation lusacienne, on pourrait remarquer qu'à la même époque, Platon enseignait la philosophie dans une Athènes toute de marbre, dominée par un Parthénon flambant neuf. Mais Platon ne savait sans doute pas attraper le poisson ni travailler le bois correctement ni tresser la fibre de lin. Sic transit.

lundi 16 août 2010

Reportage Torun



Ville hanséatique par excellence par les richesses passées qu'elle exhibe au long de la Vistule, labellisée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, Torun est la ville natale du grand Copernic. C'est dire qu'il y a à voir dans cette ville ! Torun est une espèce de rêve historique, parfaitement reconstitué, offrant à l'amateur à qui mieux mieux, façades, ornementations, ruelles, enseignes, remparts, monuments : de quoi être littéralement transporté. Un point fort de tout voyage hanséatique. 


dimanche 8 août 2010

Suite du voyage polonais : Kornik et Rogalin

C'est peut-être à l'arboretum de Kornik, adjacent au petit chateau de l'ancien seigneur local à cinq lieues au sud de Poznan, que l'on peut comprendre quelle est la place de l'arbre dans le paysage polonais : totalement prédominante. La forêt couvre 28% de la surface du pays, pourcentage égal à celui de la France parmi les plus élevé d'Europe, mais contrairement chez nous, on la trouve jusqu'au coeur des villes, sauvage, quasiment intacte, elle y vit sa vie aux côtés des humains qui s'y fraient un chemin comme ils peuvent, car des allées n'y sont pas troujours tracées. Nous sommes loin des grands domaines royaux de chasse à la française très entretenus par nos Offices nationaux de tout poil.



Dans cette logique d'authenticité, l'arboretum de Kornik, qui a valeur nationale, présente toutes les variétés endémiques à la Pologne : pas d'arbres exotiques ramenés d'on ne sait où, mais une variété d'épineux incroyable, et tous les feuillus sont bien là, souvent immenses et droits comme des "I".

A quelques kilomètres de là, le domaine de Rogalin, rattaché au Musée national de Poznan, à l'opposé, présente une demeure raffinée, toute inspirée par le XVIII° siècle. Rogalin est l'ancien fief de la famille Raczinsky, qui donna à la Pologne de nombreux dignitaires dont le dernier fut Edward Bernard Raczinsky, Ambassadeur de la Pologne à Londres pendant la deuxième guerre mondiale, dont l'autorité morale lui valut de devenir Président de la République polonaise en exil entre 1979 et 1986, car la Pologne garda un gouvernement en exil à Londres jusqu'en 1990. Décédé en 1993 à l'age de 102 ans, il eut le bonheur de connaître la nouvelle Pologne, enfin libre de son avenir.

Un bâtiment neuf construit à côté du chateau abrite la collection de tableaux du XIX° siècle constituée par Edward Bernard Raczinsky, remarquable par ses portraits, et comptant d'ailleurs nombre de peintres figuratifs français contemporains des impressionnistes. Un bel endroit.


vendredi 6 août 2010

Reportage Poznan





Première grande ville rencontrée quand on vient de l'Ouest, Poznan n'a été sous souveraineté polonaise que peu de temps à l'époque moderne : devenue prussienne en 1792, allemande ensuite de 1815 à 1918, elle ne fut polonaise que grâce à la création par Napoléon du grand Duché de Varsovie de 1806 à 1815 seulement.  Elle présente donc tout naturellement des caractéristiques germaniques dans son architecture : cathédrale en "backsteingothik" (gothique de brique), Rynek (place du marché) immense, proposant à profusion bâtiments magnifiques de toutes époques anciennes, grands espaces verts laissé autant que possible à l'état naturel... A Poznan comme ailleurs, une Pologne moderne doit encore se construire, même si le travail est bien avancé : réseau de transports en commun très dense et en excellent état, centres commerciaux d'une modernité et d'une commodité encore jamais vues en Europe, réfections magnifiques et intelligentes.



Et puis on y trouve aussi des traits que apparaissent comme proprement polonais : population extrêmement jeune (venant d'Allemagne, où le troisième et le quatrième âges envahissent tout, le contraste est saississant), partout, une place réservée aux enfants, les arts graphiques et la musique partout présents dans l'espace public : affiches, spectacles, très nombreux monuments et mémoriaux à tous les conflits - et l'histoire de la Pologne n'en manque certainement pas - et, enfin, splendeur des Eglises et affichage de la ferveur catholique à chaque occasion.